Le sampling, ADN du hip-hop : comment ça marche vraiment
Le sampling prélève un extrait sonore existant pour créer un nouveau morceau. Du break bouclé aux machines SP-1200 et MPC.
Le sampling consiste à prélever un extrait sonore d'un morceau existant pour en faire la matière d'un nouveau. Né du geste des DJs du Bronx qui bouclaient les « breaks » de funk et de soul, il s'industrialise dans les années 1980.
Les machines qui ont créé un son
Sorti en 1987, le E-mu SP-1200 offre une résolution de 12 bits qui donne aux batteries ce grain « crunchy » caractéristique, et permet de bâtir un morceau dans une seule machine. L'Akai MPC, avec ses 16 pads, rend le découpage et le séquençage des breaks rapides et intuitifs.
L'Amen Break
Aucun sample n'illustre mieux le phénomène que l'« Amen Break » : un solo de batterie de six secondes tiré de « Amen, Brother » des Winstons (1969). Découpé et réassemblé, il a été utilisé des milliers de fois — hip-hop, drum and bass, jungle. Ironie : ni les Winstons ni le batteur G.C. Coleman n'en ont tiré de bénéfices. Reste la question des droits : aujourd'hui, on « clear » un sample avant de publier.
Sources : Wikipedia (E-mu SP-1200), Amen Break History, Lucid Samples.
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